Zoom sur les traitements pour la thyroïde !

Actuellement, en France, le dérèglement thyroïdien atteint de plus en plus de personnes. En effet, les spécialistes à la matière estiment qu’environ six millions de Français souffriraient de cette maladie, dont les femmes sont davantage touchées que les hommes. Mais heureusement que les traitements pour la thyroïde sont bien accessibles.

La thyroïde, en bref

C’est une petite glande, la plus volumineuse des glandes endocrines, mesurant environ 6 cm sur 6 cm et pesant 30 g, avec deux lobes, de gauche et de droite. Elle se présente sous une forme à caractéristique de papillon. Elle se situe en avant du larynx et de la trachée, à la base de la face antérieure du cou, juste en dessous de la pomme d’Adam.

Le rôle de la thyroïde

Avant tout, la thyroïde, est une sorte de thermostat de l’organisme, car elle maintient la production de chaleur. Le fonctionnement de la thyroïde dépend de l’hypophyse, une autre glande située dans le cerveau. Cette dernière sécrète d’hormones, appelées la TSF, permettant à la thyroïde de produire la juste dose d’hormones thyroïdiennes. Par la suite, ces dernières interviennent dans la régulation du métabolisme. Mais ses hormones sont également indispensables à la croissance, en régulant l’activité des tissus et des organes. Concrètement, les hormones thyroïdiennes, contenant les hormones T3 et T4, étant transportées dans le sang, sont diffusées dans toutes les parties du corps, qui contrôlent une multitude de fonctions dans l’organisme. Les hormones thyroïdiennes régulent ainsi la dépense énergétique, le poids, la libido, le rythme cardiaque. Il faut noter que l’iode est un élément indispensable à la création de ces hormones.

La maladie thyroïdienne

Des problèmes de santé apparaissent lorsque la thyroïde devient trop peu active, ou trop active. En effet, le dérèglement thyroïdien se présente sous trois formes.

          L’hypothyroïdie

En principe, quand la thyroïde fonctionne en sou-régime, ou comme on dit, devenue paresseuse, il s’agit d’hypothyroïdie.  Dans ce cas, la production d’hormones diminue, voire cesse totalement.  Concrètement, le corps fonctionne au ralenti et des symptômes tels que la fatigue, la constipation, le manque de libido, le ralentissement cardiaque, le manque de motivation, ainsi qu’une sensibilité au froid, et une prise de poids, peuvent apparaître soudainement.

          L’hyperthyroïdie

Par contre, la thyroïde peut fonctionner à un rythme trop élevé et produire ainsi trop d’hormones. C’est-à-dire, elle s’emballe, par conséquent, tout s’accélère dans le corps. Dans cette situation, on parle d’hyperthyroïdie, dont les symptômes ne sont pas systématiques. Mais s’ils existent, ils sont à l’inverse de la précédente comme l’augmentation de la température de la peau, l’accélération  des battements du cœur,  la perte de poids, les diarrhées, et le stress, irritabilité, nervosité ou hyperactivité.

          Le nodule de la thyroïde

C’est une bosse ou une masse de tissu. En général, les nodules de la thyroïde ne sont pas inquiétants, ou non-cancéreux.

Les causes de la maladie

Parmi les autres causes possibles d’hypothyroïdie, on retrouve certains problèmes de l’hypophyse, de l’hypothalamus, et les carences en iode, ou un antécédent familial. Quant à l’hyperthyroïdie, il peut avoir plusieurs causes, mais la plus fréquente c’est la maladie de Basedow-Graves, ou goitre exophtalmique. Mais il y a également la thyroïdite, ou l’inflammation de la thyroïde, constitue une autre cause possible d’hyperthyroïdie.

Traitement et Prévention

En principe on traite l’hypothyroïdie par l’hormonothérapie de remplacement par l’hormone thyroïdienne. Ce traitement se fait par administration, par voie buccale, d’une hormone thyroïdienne de synthèse, afin de combler le déficit en cette hormone. Cette méthode n’entraîne aucun effet secondaire dans la plupart des cas, son choix dépend de la situation clinique du concerné. Pour ne pas se tromper, il est conseillé d’essayer différentes méthodes pour tenter de reproduire les taux naturels qui existaient avant l’apparition de l’hypothyroïdie.

Pour l’hyperthyroïdie, il existe plusieurs méthodes permettant de la traiter comme les traitements soulageant les symptômes. Dans tous les cas, le choix du traitement dépend de la cause même de la maladie en question. Des fois, certaines causes ne nécessitent aucun traitement, car le corps saura corriger le problème par ses propres moyens, par contre, d’autres nécessitent des soins précis. Parmi ces derniers, on distingue le traitement par :

  • des fortes doses d’iode normal : aidant à bloquer, ou diminuer, la libération des hormones thyroïdiennes, en conservant l’état de la thyroïde ;
  • l’iode radioactif : dans au moins 80 % des cas, une seule dose d’iode radioactif suffit à guérir l’affection, mais l’inconvénient, c’est que cette méthode détruit partiellement la glande, et déconseillé ainsi aux femmes enceintes ;
  • les médicaments antithyroïdiens : provoquant une diminution de la production de nouvelles hormones thyroïdiennes, ils agissent rapidement avec des fortes doses, mais avec une possibilité des effets secondaires, notamment de la nausée, une perte du sens du goût, des lésions hépatiques et, rarement, une réduction de la production cellulaire par la moelle osseuse ;
  • l’ablation chirurgicale de la thyroïde, ou thyroïdectomie : cette option est nécessaire, entre, autres, dans le cas de la présence de nodules cancéreux, une intolérance à l’iode radioactif ou à des médicaments antithyroïdiens, du manque d’efficacité des médicaments antithyroïdiens, mais l’inconvénient c’est que cette opération entraîne une hypothyroïdie, ce qui implique obligatoirement un traitement continu de remplacement par l’hormone thyroïdienne.

Il faut noter que le traitement des cancers uniquement par la thyroïdectomie n’est pas suffisant. En effet, il exige souvent la combinaison de plusieurs méthodes, comme les médicaments anticancéreux, et la suppression de la sécrétion hormonale.